CAMEROUN : Élections présidentielles du 07 octobre 2018 : Que cachent finalement ces PV ?

Voilà une question qui revient de plus en plus dans les conversations des citoyens camerounais qui suivent l’évolution de la crise poste électorale à travers les débats télévisés.

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Voilà une question qui revient de plus en plus dans les conversations des citoyens camerounais qui suivent l’évolution de la crise poste électorale à travers les débats télévisés.

Ils sont désormais trois candidats aux dernières élections présidentielles à savoir qui aurait eu la victoire  finale sur la base des procès verbaux. Si Maurice Kamto, aujourd’hui en prison l’a fait depuis pendant le contentieux électoral, Cabral Libii, lui, l’a fait savoir tout dernièrement par les soins de sa porte-parole sur un débat télévisé il y a seulement quelques jours.

Anne Féconde Noah Biloa, puisqu’il s’agit d’elle ne sera pas allée par quatre chemin pour estimer que son patron serait le vainqueur du scrutin présidentiel sur la base des 15.000 PV en leur possession.

Et comme si cela n’était pas assez pour apporter du trouble dans la sauce, il y a deux jours, c’était au tour de Serge Espoir Matomba de dire sur un autre plateau télévisé qu’il détenait le nom du vainqueur sur la base des mêmes PV. Seulement, celui-ci ira jusqu’à confier au journaliste présentateur de l’émission que si ce dernier connaissait le nom du vainqueur, il pourrait se suicider.

Voilà des faits qui apportent encore plus du trouble dans la recherche de la vérité des urnes du 07 octobre dernier ; des propos qui confortent certains dans leur position et tendent à discréditer d’autres dans la leur.

 

Trois candidats maitrisant la vérité des urnes, un, trônant à la tête de l’Etat légitimement si l’on s’en tient strictement au verdict donné par le conseil constitutionnel, ce même conseil et la justice camerounaise qui détiennent aujourd’hui les cartes qui pourront arrêter plus que jamais le débat de la vérité que cachent les fameux PV.

En effet, selon plusieurs intellectuels, seuls ces deux institutions peuvent mettre fin à cette crise en décidant de procéder au recomptage en public des voix sur la base des PV. Un exercice qui viendra alors trancher ledit débat et conforter la paix dans ce pays qui n’en demande pas plus aujourd’hui.  

Eric OMBOLO

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