Double scrutin du 09 février 2020 : Elecam joue la carte de la transparence

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Concertation au sommet entre le Conseil électoral, les partis politiques et les médias, cette rencontre a eu lieu jeudi dernier au siège d’Elections Cameroon à Yaoundé.

A moins de 48 h du début de la campagne, les partis politiques attendaient encore leurs financements, ceux-ci ont saisi l’occasion pour acculer le Conseil électoral dans ses derniers retranchements. Dans sa prise de parole, Anicet Ekane estime que « Elecam contrôle tout le processus électoral et doit aussi s’arranger pour que le financement de la campagne soit une préoccupation majeure ». Une déclaration balayée du revers de la main par Le conseil electoral qui indique qu’il doit s’adresser aux ministères des finances (Minfi) et celui de l’administration territoriale (Minat).

L’objectif de cette rencontre était de permettre aux participants de s’approprier le cadre juridico-légal des élections en référence aux récents amendements du Code électoral, de s’accorder mutuellement sur les règles et principes à observer pour une campagne électorale éthique et responsable, dont le lancement a eu lieu le 25 janvier 2020 conformément à la loi électorale. De manière plus précise, tous les participants ayant fait le déplacement du siège d’Elections Cameroon ont œuvré afin de parfaire leur compréhension des rôles et responsabilités de chaque acteur dans la phase de campagne électorale, de préserver les acquis communicationnels avec Elecam avant, pendant et après les élections, de faire le point des griefs susceptibles d’entacher l’intégrité et la crédibilité des élections du 09 février 2020, et d’émettre des opinions, critiques, propositions et recommandations conformément à la loi afin de s’accorder sur les termes et directives permettant d’atteindre l’objectif d’une élection crédible et transparente. Une interaction régulière et efficiente, associée à une communication fluide entre ELECAM et les acteurs, sont fondamentales pour créer une synergie d’actions et inspirer la confiance des populations dans le processus électoral, afin d’accroître son caractère inclusif.

A cet effet, l’implication des acteurs à chaque étape du processus électoral et le partage régulier d’informations sont des éléments essentiels au renforcement de l’engagement des acteurs. Il faut à cet effet noter que le législateur camerounais a prévu à l’article 11 (2) du Code électoral dans le cadre des attributions statutaires du conseil électoral, qu’il organise des concertations avec l’Administration, la Justice, les partis politiques et éventuellement la société civile, dans le cadre de la gestion du processus électoral. Une interaction régulière et efficiente, associée à une communication fluide entre ELECAM et les acteurs, sont fondamentales pour créer une synergie d’actions et inspirer la confiance des populations dans le processus électoral, afin d’accroître son caractère inclusif.

A moins de trois semaines de la tenue du double scrutin des législatives et municipales, les membres d’élections Cameroun ont tenu à mettre en place une stratégie commune qui permettra de suivre et de pouvoir superviser de manière efficace ladite campagne sur l’ensemble du territoire national. Rendu à ce jour, le pourcentage global de préparation est estimé à 80%. Aussi, les partis politiques et candidats en compétition ont déjà validé leurs bulletins de campagne. Malgré les assurances d’Elecam, Serge Espoir MATOMBA du PURS prescrit la vigilance de tout instant.

Soulignons que Elecam vient d’accorder la présence de deux représentants par parti politique dans les bureaux de vote (un pour les législatives et un pour les municipales). Une doléance relevée lors de la rencontre par l’universitaire le Professeur Prosper Nkou Mvondo du parti Univers et soutenu par plusieurs partis politiques.

Clément NOUMSI

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