CAMEROUN : MINAS : La promotion et la protection des droits des populations autochtones vulnérables préoccupent le gouvernement.

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Cette problématique était au centre des travaux du comité intersectoriel de suivi des programmes et projets qui impliquent cette couche de la société camerounaise.

la 6e session de ce comité couplée au lancement des activités de la 25e édition de la journée internationale des populations autochtones vulnérables , s’est tenue hier à Yaoundé, sous la présidence de la ministre des affaires sociales, Pauline Irène Nguéné.

Cette session avait pour objectif de créer une synergie des acteurs et des ressources en vue de garantir l’efficacité et l’efficience des interventions en faveur des populations autochtones vulnérables. Les travaux étalés sur un jour ont permis d’identifier et de centraliser les données relatives aux besoins d’inclusion socioéconomique des populations autochtones vulnérables; puis d’évaluer les ressources humaines, techniques et financières disponibles en vue de la mise en œuvre des actions de développement en faveur de ces populations ; et aussi d’assurer le suivi et l’évaluation des programmes et les projets impliquant cette couche de la société. Enfin les stratégies et les actions permettant d’optimiser l’organisation et le fonctionnement du comité intersectoriel de suivi des programmes et projets impliquant les populations autochtones vulnérables ont été identifiées par les participants.

Le CISPAV-le comité intersectoriel de suivi des programmes et projets impliquant les populations autochtones vulnérables a été créé le 06 août 2013 par arrêté n°022 /A/MINAS/SG/DSN en vue de garantir d’une part une véritable prise en compte de la problématique « autochtone vulnérable » dans le processus de relance de la croissance et de l’emploi, et d’autre part pallier l’absence de structure capable de mettre ensemble acteurs, moyens et stratégies sectorielles pour garantir aux bénéficiaires une qualité et durabilité des initiatives favorables à leur épanouissement. Une attention particulière est également accordée aux droits des populations autochtones vulnérables étant donné que les outils de conservation de la biodiversité et concessions forestières sont généralement implantées sur leurs terres d’habitation. Le CISPAV est donc une plateforme de coordination, de suivi et d’évaluation des programmes et projets relatifs à la promotion et à la protection des droits des populations autochtones. Il est présidé par le ministre des affaires sociales et composé de représentants des administrations sectorielles, des programmes  ou projets impliquant les populations autochtones,  des associations des populations autochtones, de la société civile et des partenaires techniques et financiers.

Depuis la création de ce comité, même si beaucoup reste encore à faire, on note quand-même une amélioration de l’accès des populations autochtones à la citoyenneté, aux services sociaux de base et à l’insertion socioprofessionnelle, ceci grâce au gouvernement et ses partenaires qui conduisent divers programmes et projets. Le 09 août prochain, notre pays se joindra à la communauté internationale pour commémorer la 25e édition de la journée internationale des populations autochtones dont les activités ont été lancées lundi dernier à Yaoundé à l’occasion de cette 6e session du  CISPAV.

Demetrio Wouassom

 

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