Cameroun : Lutte contre le VIH/Sida dans le secteur « affaires sociales ».

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Le Minas renforce les capacités des leaders d’organisations des personnes handicapées au soutien psychosocial des personnes infectées et ou affectées.

C’est à la faveur d’un atelier qui se tient les 3 et 4 octobre 2019 à Yaoundé, sous la supervision de la ministre des affaires sociales, Pauline Irène Nguéné. Le conseiller technique N°1, Moussa Lasomme, représentant la Minas, a procédé hier à l’ouverture des travaux.

Cet atelier vise à renforcer à l’échelle communautaire, l’offre de services de prise en charge psychosociale au profit des personnes en situation de handicap exposées, affectées ou infectées par le Vih/sida.

Pendant 2 jours, 7 facilitateurs venus du Minas-le ministère des affaires sociales, du Cnls- le comité national de lutte contre le sida et de l’Oit/Bit- l’organisation internationale du travail vont développer 7 thématiques à l’intention des participants, leaders d’organisations des personnes handicapées. Elles porteront entre autres sur la prise en charge des personnes infectées et affectées par le Vih et le sida à l’ère du traitement antirétroviral ; les axes majeurs du plan stratégique national de lutte contre le sida au Cameroun ; la vulnérabilité des personnes handicapées au Vih/sida ; la prise en charge des personnes vulnérables dans le contexte du sida. En outre, les facilitateurs présenteront les statistiques, les modes de contamination et les méthodes de prévention du Sida dans le monde, en Afrique et au Cameroun, puis les fondements, les principes directeurs et les stratégies de l’accompagnement psychosocial, et enfin les activités de l’accompagnement psychosocial des personnes infectées et/ou affectées par le Vih et le sida.

Les travaux en groupes permettront aussi d’élaborer des plans d’action d’accompagnement psychosocial des personnes handicapées infectées et/ou affectées par le Vih et le sida.

Les présentes assises interviennent dans un contexte où les personnes en situation de handicap n’ont pas toujours retenu l’attention des programmes de lutte contre le sida, en raison de peu de données épidémiologiques objectivant leur situation. Cette catégorie de personnes présente un risque plus élevé que les personnes valides de contracter le Vih, et de façon plus générale une plus grande vulnérabilité dans le domaine de la santé reproductive, avec une prévalence du Vih de 6,5% significativement supérieure à celle du groupe témoins qui est de 3,9%.

Demetrio Wouassom

Réaction


Jean-Pierre Edjoa, directeur de la protection sociale de l’enfance au Minas.

« …C’est dans un souci de justice sociale et de lutte contre toutes formes d’exclusion, que le Minas a pensé qu’il était temps d’ouvrir véritablement les portes à cette catégorie de personnes non seulement pour leur donner la bonne information mais surtout pour les aguerrir et les amener à se prendre en main lorsqu’elle ferait face au double handicap d’infection et/ou d’affection liées au Vih et au sida »

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