CAMEROUN/GRAND DIALOGUE NATIONAL: L’OUEST-BAMOUN RÉCLAME SA RÉGION, L’OUEST-BAMILÉKÉ DEMANDE PLUS DE QUOTAS DANS LES GRANDES ÉCOLES, L’AUTONOMISATION DES GESTIONNAIRES ET LA LIBÉRATION DES PRISONNIERS POLITIQUES.

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LA RÉUNION DE CONCERTATION EN VUE DE RECUEILLIR LA CONTRIBUTION DES POPULATIONS ET FORCES VIVES POUR LEUR PARTICIPATION À L’ÉVÉNEMENT S’EST TENUE VENDREDI DERNIER À BAFOUSSAM.

“Les fils de l’Ouest font l’objet d’une discrimination et d’une distinction non explicable. Pour combattre cela, il faut une loi anti-tribaliste et un pourcentage raisonnable lors des concours . 50% sur la base du mérite et 50% pour la répartition tout genre confondu”. Telle est l’une des propositions de l’ancien recteur de l’Université de Dshang, le professeur Anaclet FOMÉTÉ porte-parole de l’élite de la Menoua à cette rencontre. 

Avant lui, c’est l’honorable FONGANG Bernard, député suppléant des hauts plateaux qui aura donné le ton en ces termes : << Pensez aux quotas à l’ENAM et à l’EMIA . On ne peut pas continuellement sortir les résultats comme ceux qu’on a eu la semaine dernière sans voir les gens dans la rue >>.

Dans la même lancée, Me AMADOU TALLA TAMTO demande : << Que soit créé l’ENAM locale pour éviter la concentration d’une région dans les grandes écoles suivie de leur dispatching à travers la nation >>.

RÉVISION DE LA CONSTITUTION ET RESPECT DES TEXTES

Plusieurs propositions ont été faites pour trouver une solution au “problème anglophone”. Pour la plupart des intervenants, les appellations anglophones et francophones doivent cesser pour laisser place à l’appellation Camerounais. Une remarque valable également pour les identifiants lors des recrutements. Le souhait étant celui de voir le lieu d’origine substitué par le lieu de résidence. Dans le fond, l’honorable FOTSO Faustine propose que la constitution soit revue pour résoudre le problème de partage du pouvoir: << Un poste de vice-président de la République s’impose pour résoudre le problème de partage du pouvoir avant tout. Alternativement, si un président est anglophone que son vice soit francophone. Ce problème ne peut être solutionné que de manière constitutionnelle >>.

L’honorable DEFFO OUMBE pour sa part propose la position de son parti pour résoudre définitivement le “problème anglophone”: << La décentralisation n’a pas avancé et n’avancera pas! Il faut expérimenter le fédéralisme à 11 états. 10 régions plus l’Etat central >>.

Pour le professeur Anaclet FOMÉTÉ : << Les deux langues officielles doivent être imposées à l’école et l’accès à des fonctions élevées subordonné par le bilinguisme. Le système anglo-saxons créé dans les autres régions et géré par un recteur ad-hoc. Création d’une antenne TV spécialisée dans la diffusion des programmes en langue anglaise >.

RENDRE LES GESTIONNAIRES AUTONOMES

<< La forte concentration du pouvoir entre les mains des mêmes personnes depuis plusieurs années tout comme l’unicité des caisses reste un véritable problème >>. Tout comme Me TALLA TAMTO qui demande que la constitution du 18 janvier 1976 soit exécutée dans toute son intégralité, d’autres participants demandent également que cesse l’unicité des caisses afin que les gestionnaires soient autonomes et la décentralisation effective.

Entres autres revendications, on a la libération des prisonniers politiques, la révision de la constitution pour les élections à 2 tours et la limitation du mandat présidentiel pour donner la chance à tous d’être président, qu’on revoit l’organisation de la production du café et qu’on revoit le foncier pour permettre aux industriels de se baser à l’Ouest. L’exploitation de la bauxite de Fongo Tongo dans le département de la Menoua.

L’OUEST-BAMOUN RÉCLAME SA RÉGION

<< La région Bamiléké dont le chef lieu était Dschang a donné naissance à 7 départements. Entre temps, la région du Noun qui avait pour chef-lieu Foumban est passé à un département et depuis lors, c’est le statut quo. Que la région du Centre-Ouest voit enfin le jour pour que cesse les frustrations >>! Ainsi, 100% d’intervenants du Noun pour la concertation en prélude au grand dialogue national, ont demandé que la région Bamoun soit restituée. Pour ce qui est de la crise Anglophone, l’on aura noté entre autres, la construction des tronçons devant relier Magba et Bangourain au Nord -Ouest pour réduire les incursions des terroristes. L’effectivité de la décentralisation.

À noter que le grand dialogue national convoqué par le chef de l’État et placé sous l’égide du premier ministre débute le 30 septembre et s’achève le 4 octobre prochain.

Flore KAMGA KENGNE

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