CAMEROUN : Crise sécuritaire dans le NOSO : L’ultimatum du ministre de l’administration territoriale aux organisations non gouvernementales.

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La salle de conférence du ministère de l’administration territoriale a servi de cadre le lundi 9 Mars 2020 au point de presse du ministre Paul Atanga Nji qui a fait un rappel à l’ordre aux ONG et une critique très acerbe de la collaboration avec certaines installées dans notre pays.

A compter du lundi 9 Mars 2020, les ONG ont 60 jours pour déposer auprès de la direction des affaires politiques du Minat, leurs rapports d’activités pour les années 2017/2018 et 2018/2019 conformément à la réglementation en vigueur. C’est l’une des recommandations faites par le ministre de l’administration territoriale aux organisations non gouvernementales, les associations de la société civile et les associations des droits de l’homme exerçant au Cameroun. Dans leurs rapports annuels, elles ont l’obligation de détailler au franc près, les fonds reçus chaque année, l’identité de leurs financiers ou donateurs et l’utilisation de ces fonds au Cameroun.
En principe, les ONG et les Associations sont des organismes de bienfaisance. Elles distribuent des denrées alimentaires aux personnes vulnérables par-ci, administrent des soins de santé aux personnes en détresse par-là. Cependant, l’on est loin de s’imaginer que la plupart de ces ONG installées en Afrique et surtout celles exerçant dans les zones en conflit, ont des agendas cachés qui sont parfois de nature à porter gravement atteinte au bon fonctionnement des institutions des Etats dans lesquels ils sont en activités. C’est ainsi que l’attention du Ministre de l’Administration Territoriale a été attirée sur les dérapages et les manœuvres obscures récurrents de certaines ONG et associations des droits de l’homme installées au Cameroun et à l’étranger. Bien entendu, quelques ONG et Associations des droits de l’homme s’efforcent de mener leurs activités auprès de nos populations dans le respect des textes en vigueur.
Par contre, de nombreuses ONG aux ordres des ennemis de notre pays, véhiculent régulièrement des informations complètement fausses et erronées sur la gestion de la crise par le Gouvernement dans les Régions suscitées. Bien plus, elles sont devenues des officines de fabrication de faux rapports dont le but est de ternir la noble image de nos forces de défense et de sécurité. Le Ministre de l’Administration Territoriale est en mesure d’affirmer que ces ONG aux ordres ont reçu plus de 05 milliards de FCFA des réseaux occultes à l’intérieur et à l’extérieur du Cameroun. Les ONG sont régies par la loi N°99/014 du 22 décembre 1999. Les agréments des ONG comme ceux des associations sont accordés par le Ministre de l’Administration Territoriale qui est aussi chargé du suivi et de l’encadrement de ces structures. En application des dispositions des articles 13 alinéa 2 de la loi N°90/53 du 19 décembre 1990 et 22 alinéa 2 de la loi N°99/014 du 22 décembre 1999, le Ministre de l’Administration Territoriale peut, par arrêté, dissoudre toute Association ou ONG qui s’écarte de son objet et dont les activités portent gravement atteinte à l’ordre public et à la sécurité de l’Etat. Les dispositions légales prévoient également des amendes et des peines d’emprisonnement à l’encontre des responsables et des administrateurs des Associations ou des ONG qui s’écartent des dispositions légales
“Je note que tous les rapports sur nos activités remis à la Coordinatrice du Système des Nations Unies au Cameroun, n’ont jamais été publiés. Bien au contraire, nos données sont contestées et les chiffres erronés publiés par les ONG aux ordres font le tour du monde. IL faut changer cette façon de faire. J’ose croire que ma déclaration de jour constitue un nouveau départ et que chacun va travailler désormais dans le strict respect des objectifs déclarés et non avec des agendas cachés qui sont voués à l’échec «ainsi a déclare Paul Atanga Nji Par ailleurs cela devient une nécessité car le gouvernement doit connaître les bénéficiaires de leurs actions qui ne sauraient être des terroristes qui perturbent la vie de nos courageuses populations. Dans la nuit de samedi 07 au dimanche 08 mars 2020, des terroristes ont attaqué le poste de Police et la Brigade de Gendarmerie du chef-lieu de l’arrondissement de Galim, département des Bamboutos, Région de l’Ouest. Deux (02) Policiers, deux (02) femmes Gendarmes et quatre (04) civils ont été froidement abattus. Pendant le défilé du 8 mars à Bamenda, des terroristes ont planifié et exécuté un attentat pour tuer des femmes. Au cours de cet attentat, sept (07) braves éléments de nos Forces de défense et de sécurité qui assuraient la sécurité des défilants ont été grièvement blessés et un (01) est décédé. Ces attentats ont été revendiqués par deux terroristes bien connus(Ayaba Cho et Tapang Ivo), qui se promènent et vivent dans une immunité totale à l’étranger et de surcroît dans certains pays amis. Les ONG aux ordres ont reçu les images horribles de l’exécution de la gardienne de prison Madame Florence Ayafor par les terroristes dans son village après un enterrement. Elle a été décapitée et dépiécée par ces barbares d’une autre époque. Evidemment, les ONG aux ordres et les soi-disant associations des droits de l’Homme n’ont exprimé aucun signe de compassion encore moins de condamnation. Où est la condamnation d’OCHA ? Où est la condamnation de Human Rights Watch (HRW) ? Où est la condamnation d’Amnesty International ? Où est la condamnation d’International Crisis Group (ICG) ? Où est la condamnation du Redhac ? Où est cette Communauté Internationale donneuse de leçons et à mémoire très sélective ? Quelle est cette attitude à géométrie variable ? Ce silence coupable des ONG aux ordres face à toutes ces atrocités contre nos vaillantes Forces de défense et de sécurité et contre les populations civiles, est une preuve irréfutable de la caution qu’elles accordent aux terroristes. Les responsables de ces ONG aux ordres, même à la retraite n’échapperont pas à la justice divine et porteront à jamais sur leurs consciences les éléments de nos Forces de défense et de sécurité froidement abattus, ces jeunes filles de 15 à 16 ans violées, torturées et tuées par les terroristes, ainsi que toutes celles et tous ceux qui sont handicapés à vie du fait des atrocités de ces criminels de guerre dans les Régions du Nord-Ouest et du Sud-Ouest. Ces actes barbares pour lesquelles certaines ONG, ont été payées pour se taire ou à la limite tout minimiser, resteront à jamais graver dans la mémoire collective. Le Ministère de la Défense a récemment produit un rapport détaillé avec des faits avérés et des vraies images des atrocités commises par les terroristes. Il faut avoir beaucoup de courage pour regarder le documentaire produit par la Cellule de Communication du MINDEF qui, en réalité, est une claire illustration des atrocités commises depuis trois ans par les hors-la-loi dans les Régions du Nord-ouest et du Sud-ouest. Evidemment, les ONG aux ordres préfèrent regarder ailleurs. Le Minat a annoncé de manière solennellement que le complot contre le Cameroun, entretenu par certaines ONG aux ordres est aujourd’hui éventré. et leur demande de changer leur démarche partisane et conspirationiste contre le Cameroun avant qu’il ne soit trop tard.
Sur le plan humanitaire, le MINAT à travers le Plan d’Assistance Humanitaire d’Urgence décidé par le Chef de l’Etat, a porté secours à plus de 170 000 déplacés internes dans les Régions du Nord-Ouest et du Sud-ouest et à ceux résidant dans d’autres Régions (Ouest, Centre, Littoral). Certains déplacés internes sont déjà rentrés dans leurs localités respectives grâce à la réussite de la mission de sécurisation des deux Régions prescrite par le Chef de l’Etat, Chef des Forces Armées, à nos forces de défense et de sécurité qui font un travail louable et apprécié par les populations locales. Certaines ONG disent que la crise dans les Régions du Nord-Ouest et du Sud-ouest a déjà fait plus de 10 000 morts. C’est ridicule ! Qui leur a donné ces chiffres exagérés ? D’où tiennent-elles ces informations dénuées de tout fondement ? A titre de rappel, la diffusion de fausses nouvelles est une infraction réprimée par le Code pénal camerounais. Les dérapages de certaines ONG depuis trois ans ne seront plus tolérées. Il a été découvert dans les convois humanitaires de certaines ONG, des armes et des munitions, des téléphones portables, des téléphones satellitaires Thuraya et des jumelles destinés aux terroristes. Le Gouvernement détient des preuves irréfutables de connivence entre certaines ONG et des terroristes dans les Régions du Nord-Ouest et du Sud-ouest. Le responsable d’OCHA qui a publié le faux rapport indexant l’armée camerounaise a été reçu par les autorités administratives de la Région du Nord-Ouest. Il a avoué avoir reçu de sa hiérarchie instruction de fabriquer ce rapport pour ternir l’image de l’Armée camerounaise. Il nous est revenu que ce responsable de OCHA est parti précipitamment du Cameroun. S’il n’a rien à se reprocher pourquoi s’est-il empressé de quitter le Cameroun ? IL est clair que les ONG aux ordres sont dans un vaste complot contre le Cameroun et ont pour cela reçu des fonds importants. Ce complot, je le répète, est aujourd’hui éventré. La démarche conspirationiste de certaines ONG contre le peuple camerounais doit s’arrêter. Depuis bientôt trois ans, les Camerounais sont témoins des actions civilo-militaires dans les Régions du Nord-Ouest et du Sud-ouest que mènent nos vaillants éléments des forces de défense et de sécurité. Ils ont vu les forces de défense et de sécurité soigner les personnes victimes des actes barbares des terroristes ; ils ont vu les forces de défense et de sécurité en train de distribuer des denrées alimentaires aux personnes en détresse ; ils ont regardé les forces de défense et de sécurité ramasser des tonnes d’ordures ménagères dans les villes des deux Régions où la société Hysacam chargée du ramassage de ces déchets n’arrive plus à travailler à cause des attaques répétées de ses installations et de son personnel par les terroristes. Les Camerounais saluent l’engagement des militaires et des gendarmes à dispenser des cours dans les écoles et les lycées de certaines localités où les enseignants ont été décapités par les terroristes. Etonnamment, les ONG qui sont aussi au courant de toutes ces actions humanitaires de nos forces de défense et de sécurité n’en font jamais cas publiquement et ne les mentionnent jamais ou très peu dans leurs rapports à charge. Entre 1960 et 1982, date de l’accession à la Magistrature Suprême de S.E. Monsieur Paul BIYA, à peine cinq (05) ONG internationales, trois (03) ONG nationales et deux (02) Associations de la société civile exerçaient leurs activités au Cameroun.

A la faveur des lois sur les libertés publiques adoptées par l’Assemblée Nationale et promulguées par le Président de la République en 1990, le Cameroun compte aujourd’hui une quarantaine d’ONG internationales, de nombreuses ONG nationales et des Associations de la société civile et celles qui sont spécialisées dans la promotion des droits humains. S.E. Monsieur Paul BIYA a donc ouvert largement le Cameroun au regard du monde. Le Gouvernement camerounais soutient les ONG et les Associations, nationales ou internationales, à condition qu’elles respectent le cadre légal tracé. Selon les dispositions de l’article 4 de la loi N°90/53 du 19 décembre 1990 portant sur la liberté d’association, je cite : « Les Associations fondées sur une cause ou en vue d’un objet contraire à la Constitution, aux lois et aux bonnes mœurs, ainsi que celles qui auraient pour but de porter atteinte notamment à la sécurité et à l’intégrité territoriale, à l’unité nationale, à l’intégrité nationale et à la forme républicaine de l’Etat sont nulles et de nul effet ». Fin de citation. S’agissant des ONG, elles sont régies par la loi N°99/014 du 22 décembre 1999. Les agréments des ONG comme ceux des associations sont accordés par le Ministre de l’Administration Territoriale qui est aussi chargé du suivi et de l’encadrement de ces structures. En application des dispositions des articles 13 alinéa 2 de la loi N°90/53 du 19 décembre 1990 et 22 alinéa 2 de la loi N°99/014 du 22 décembre 1999, le Ministre de l’Administration Territoriale peut, par arrêté, dissoudre toute Association ou ONG qui s’écarte de son objet et dont les activités portent gravement atteinte à l’ordre public et à la sécurité de l’Etat. Les dispositions légales prévoient également des amendes et des peines d’emprisonnement à l’encontre des responsables et des administrateurs des Associations ou des ONG qui s’écartent des dispositions légales .Le Chef de l’Etat, dans sa grande magnanimité, a invité tous les terroristes encore en brousse à déposer les armes et à rejoindre les Centres démobilisation, désarmement et réintégration (DDR) Plus de 300 terroristes arrêtés pour des faits avérés ont été libérés par le Chef de l’Etat. C’est un grand geste d’apaisement. Beaucoup d’anciens combattants qui ont déposé les armes sont dans ces Centres. Ils ne sont pas en prison car le Cameroun a le sens de l’honneur et la parole du Chef de l’Etat est respectée à la lettre par ses collaborateurs. Au lieu que les ONG continuent de soutenir les terroristes ou de leur porter divers secours, il vaut mieux leur demander de quitter la brousse et de revenir dans la République. L’offre de paix du président de la république reste toujours d’actualité.
Paul Atanga Nji « dit vouloir saisir cette occasion pour inviter les médias à cesser d’être des relais des rapports erronés contre les forces de défense et de sécurité diffusés par les ONG aux ordres. Equinoxe TV, STV et Radio Balafon, le Journal Le Jour, pour ne citer que ces médias, sont particulièrement et singulièrement interpellés. Pour me faire bien comprendre, je vais employer cette métaphore bien connue : « Celui qui vend les œufs ne doit jamais chercher la bagarre ». Le Cameroun n’a pas besoin d’une radio de mille collines comme cela fut le vas dans un pays des grands Lacs.. Les médias n’ont pas pour vocation de jeter de l’huile sur le feu. En matière de droit, le voleur et le receleur sont tous condamnables. A bon entendeur salut !

 

Clément NOUMSI

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