SANTÉ FAMILIALE : 782 FEMMES SUR 100 000 MEURENT AU CAMEROUN EN DONNANT LA VIE

‘’UNE FEMME PEUT AVOIR AUTANT D’ENFANT QU’ELLE DÉSIRE SANS TOUTEFOIS METTRE SA VIE EN DANGER.” PENDANT 4 JOURS, LE MINISTÈRE DE LA SANTÉ PUBLIQUE EN COLLABORATION AVEC L’UNFPA A OUTILLÉ UNE VINGTAINE DE MÉDIAS EN PLUS DES RÉSEAUX DE COMMUNICATION SUR LA PLANIFICATION FAMILIALE ET LA PROMOTION D’UN NOUVEAU CONTRACEPTIF DMPA-SC À EDÉA DANS LA RÉGION DU LITTORAL

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« UNE FEMME PEUT AVOIR AUTANT D’ENFANT QU’ELLE DÉSIRE SANS TOUTEFOIS METTRE SA VIE EN DANGER. »

PENDANT 4 JOURS, LE MINISTÈRE DE LA SANTÉ PUBLIQUE EN COLLABORATION AVEC L’UNFPA A OUTILLÉ UNE VINGTAINE DE MÉDIAS EN PLUS DES RÉSEAUX DE COMMUNICATION SUR LA PLANIFICATION FAMILIALE ET LA PROMOTION D’UN NOUVEAU CONTRACEPTIF DMPA-SC À EDÉA DANS LA RÉGION DU LITTORAL.

Au Cameroun, l’indice de fécondité est de 5.1 enfants en moyenne par femme, et le taux de prévalence contraceptive des méthodes modernes de 24% selon une étude menée en 2014. C’est dans ce contexte que la planification familiale apparaît comme la stratégie la mieux appropriée pour améliorer les indicateurs de developpement socio-économique y compris, la réduction de la fécondité, la baisse des taux de mortalité maternelle et infanto-juvénille.

C’est donc, dans l’optique d’améliorer la demande et l’offre des services de planification familiale que les journalistes et autres réseaux de communication ont été invités au terme des travaux d’octobre 2018 à Edéa, à jouer leur partition pour inverser la courbe.

Du 16 au 19 octobre 2018, les participants à cette rencontre ont suivi des formations axées sur les différentes méthodes contraceptives modernes, leurs avantages, et la necessité d’accentuer la communication autour de la planification familiale.

Axé sur plusieurs modules, les facilitateurs ont permis aux participants parmi lesquels des représentants des délégations régionales de la santé et les responsables des cellules de communication de certains ministères, de mieux s’outiller sur la mortalité maternelle , l’importance de la planification familiale et l’appropriation des différentes méthodes.

LES GÉNÉRALITÉS SUR LA PLANIFICATION FAMILIALE (PF)

Parmis les modalités developpées au cours de ce séminaire qui s’est tenu du 16 au 19 octobre à Edéa, on aura longuement échangé sur les généralités de la planification familiale et des différentes méthodes. ici, la facilitatrice Léa NGO BOUM épouse MOUNDA a édifié les participants sur les différents types de contraceptifs à savoir technique (préservatif feminin ou masculin), les méthodes irréversibles ( La vasectomie, la ligature des trompes), les méthodes naturelles (abstinence) et les méthodes hormonales (les implants, les injectables):

« Les femmes doivent comprendre qu’il faut se reposer pour que leur corps reprenne leur forme initiale. L’OMS recommande 2 ans d’écart et pour y arriver, chaque femme est dans son droit de choisir une méthode contraceptive pour son bien être. Les avantages de la PF étant le repos de l’utérus . Pour la famille, la meilleure éducation des enfants, l’adéquation entre la démographie et l’économie, la baisse de la délinquance juvénile, et la réduction du taux de mortalité pour la société. »

Dans la même lancée, Adéline NGUEMATIO, cadre à la direction de la santé familiale renchérit:

« On peut avoir autant d’enfants mais alors, il est indispensable de veiller sur eux . C’est dans cette optique qu’on devrait donner la bonne information aux clients, les amener à apprécier la PF à sa juste valeur et éradiquer les préjugés autour de la PF car, planifier n’est pas synonyme de prostitution. À noter qu’à tout moment on peut interrompre une méthode contraceptive pour retourner à la fécondité. »

Un constat non négligeable dans un contexte où les croyances traditionnelles et religieuses, l’opposition des maris, les rumeurs néfastes sur certaines méthodes et le désir d’enfant de la femme ne facilitent guère la tâche dans le cadre de la sensibilisation pour le bien-être de la famille et de la société.

LA MORTALITÉ MATERNELLE

Plusieurs femmes ignorent que la PF loin d’être un choix, est un droit et particulièrement au Cameroun. Elles sont nombreuses qui en font un sujet tabou. C’est pour balayer tout malentendu que le Professeur MBU Robinson précise :

«  Les femmes n’ont besoin de l’accord de personne pour obtenir une méthode contraceptive moderne dès qu’elles sont en âge de procréer.»

YOUSSOUF OUEDRAOGO, représentant de L’UNFPA, justifiera la necessité de mieux s’informer par ce qu’il aura qualifié de 3 retards c’est à dire: « L’ignorance du danger, l’accès géographique et la disponibilité des moyens financiers ». L’indice de fécondité démeurant élevé et la prévalence contraceptive moderne très faible, le ministère de la santé publique du Cameroun et l’UNFPA se fixent pour objectif de diminuer les risques liés à l’accouchement et à atteindre le seuil de 30% en ce qui concerne le taux de prévalence de contraceptifs modernes en 2020.

Signalons que 515.000 décès maternels sont comptés par l’OMS chaque année, 75 millions de grossesses non désirées et 50 millions d’avortements. Selon les estimations issues du rapport annuel FP, en 2017, 1.280.000 femmes utilisent une méthode moderne de contraception. Grâce à l’utilisation des contraceptifs modernes, 312.000 grossesses ont été évitées, 71.000 avortements évités, et 1.000 décès de mères évités.

DÉROULEMENT DE L’ATELIER

Plusieurs échanges ont permis aux participants de mieux comprendre la phase théorique qui portait sur les enseignements liés à la mortalité maternelle, la planification familiale et les différentes méthodes, la sécurisation des produits contraceptifs, le guide d’orientation de la communication sur la planification familiale et les généralités sur la demande. Pour mieux outiller les participants, une dizaine de facilitateurs a expliqué dans les moindres détails ces différents modules.

Le developpement des outils de communication s’est fait pendant les travaux de groupes qui ont été soumis à l’appréciation de tous après restitutions. Au terme des travaux, plusieurs reccomandations ont été formulées à savoir, accentuer la communication envers les jeunes autour du nouveau produit dénommé SAYANA PRESS (la version améliorée du dépôt provéra) , étendre la certification des prestataires.

Des plans d’action sur la génération de la demande au niveau régional et central ont été élaborés.

Flore KAMGA KENGNE

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