« Nous ne sommes ni anglophones ni francophones, nous sommes des camerounais du Mbam. » Joseph Mogne.

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Le président de la jeunesse dynamique mbamoise invite ses paires à œuvrer pour l’unité du Cameroun en consolidant tout d’abord celle du grand Mbam.

C’est quoi la jeunesse dynamique du Mbam?

« La JDM comme son nom l’indique est une association qui regroupe les jeunes qui se réclament mbamois. Nous avons réellement vu le jour il y a 4 ans à Douala, c’était lors d’une rencontre avec des amis frères du département. Au départ, c’était vraiment un simple moyen pour nous de nous retrouver quelques fois pour partager nos cultures communes et notre joie de nous retrouver ailleurs mais en conservant notre identité culturelle. Aujourd’hui, nous sommes animés par la volonté de permettre à tous nos frères de lutter pour la conservation se notre richesse culturelle. »

Que dites vous de la multiplicité des associations mbamoises?

 » Nous connaissons bien ces associations et nous sommes même fier de leur existence. Je pense d’ailleurs que cela connote une volonté commune de tous les jeunes qui y adhérent de propulser le développement culturel, économique et infrastructurel de notre contrée à tous. »

Parlons à présent du contexte socio politique qui prévaut dans les régions dites anglophones; n’avez-vous pas peur de l’orientation que vous donnez à votre association?

« Je tiens d’abord à dire que nous ne sommes ni anglophones ni francophones, nous sommes des camerounais du Mbam. Maintenant je trouve plutôt que c’est ce qu’il faut que les jeunes camerounais fassent en ce moment où on a l’impression que certains se reconnaissent comme des anglophones ou des francophones. Selon moi c’est le moment de ramener tout le monde vers sa réelle identité culturelle et traditionnelle qui est la première richesse d’un peuple. C’est pourquoi la création par le  Chef de l’État de la Commission Nationale pour la Promotion du Multiculturalisme et du Bilinguisme est pour nous une bonne chose. »

Propos recueillis par Eric Ombolo