CAN 2019 : Les Lions indomptables sauvent le Cameroun de la honte.

Condamnés à faire au moins un nul pour gagner le ticket qualificatif pour la CAN 2019, la nation Cameroun, tenante du titre et s’étant vu enlever l’organisation de la prochaine édition de la grand messe du football africain, a pu se qualifier grâce à la détermination des Lions indomptables.

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Condamnés à faire au moins un nul pour gagner le ticket qualificatif pour la CAN 2019, la nation Cameroun, tenante du titre et s’étant vu enlever l’organisation de la prochaine édition de la grande messe du football africain, a pu se qualifier grâce à la détermination des Lions indomptables.

Même si le score aura été fleuve, 3 buts à 0 contre les Comores,  la nation tenante du titre de l’édition Gabon 2017 sort de très loin. Choisie pour organiser la prochaine édition de la compétition footballistique, le Cameroun était naturellement qualifié et par la même occasion appelée à défendre son titre à la maison. Mais ce soir, il aura fallu la hargne des Lions indomptables, celle du public, venu nombreux malgré la forte pluie, et le bon coaching de Seedorf pour sauver toute une nation d’une honte qui pèse sur elle depuis le retrait de l’organisation de la compétition par l’exécutif de la CAF.

Cette participation du Cameroun à une CAN qu’il devait organiser apparaît donc pour plusieurs comme une vengeance contre la CAF qui, selon eux, aurait eu un mauvais jugement sur le pays d’Eto’o Fils, alors que, toujours selon eux, tout était sur la bonne voix pour une organisation réussie. Seulement, tous ces derniers avaient omis le fait qu’une compétition de telle envergure serait le fruit de beaucoup d’engagement et de patriotisme ; des aspects très importants qui ont malheureusement foutu le camp dans cette grande nation de football.

Et comme de la poussière, tous les manquements et ratés sont oubliés faisant place, comme d’habitude, aux débats sur les qualités de l’équipe qui a presté ce 23 mars et qui s’est qualifiée de surcroît. C’est plutôt ou cela devrait plutôt être une leçon de patriotisme lancée par ces jeunes compatriotes à l’endroit de ceux qui étaient en charge de la bonne marche des chantiers de construction des infrastructures de la CAN perdue. Une CAN repoussée en 2021, mais qui jusqu’ici laisse plusieurs sceptiques.

TROP D’IMPROBABILITÉS

Stade omnisport Paul Biya d’Olémbé.

En posant objectivement le regard sur ce qui devait être fait pour accueillir la CAN total Cameroun 2019 et qui n’a toujours pas été fait, on se demande si vraiment les  personnes nommées à des postes de responsabilités pour l’organisation de ladite CAN voulaient vraiment de cette CAN ou s’ils avaient vu à travers cela une grosse manne tomber du ciel pour se remplir les poches. En effet, il y a encore seulement quelques semaines, des missions étaient organisées pour faire croire aux camerounais que malgré le retrait de la CAN, les chantiers se poursuivraient et que tous seraient livrés en cette fin du mois de mars.

Le constat fait sur le terrain laisse à désirer. En effet, rien n’indique la livraison d’un seul des chantiers de cette CAN à date, celle tant publiée sur nos médias qui produisent des images agréables aux yeux et des discours agréables aux oreilles. En fait, ni le stade omnisport de Japoma, ni celui d’Olémbé ne seront prêts à date. La chose la plus grave à déplorer est la construction des voies de communication routières menant à ces deux stades. Le travail côté entreprises camerounaises traîne du pas, notamment sur l’axe ancien sixième-Tsinga village, passant par l’abattoir de Yaoundé, un des principaux raccourcis menant au stade omnisport d’Olémbé, un des chantiers de la CAN qui a repris après la descente sur le terrain du tout dernier Ministre de l’Habitat et du Développement Urbain.

La victoire, ce 23 mars, des Lions indomptables est venue redonner du sourire à une vingtaine de millions de camerounais qui  jasaient depuis plusieurs mois de honte. Seulement il ne faudra pas comme d’habitude qu’une victoire vienne endormir les pensés et les esprits, car l’heure est, certes, à la préparation de la CAN Égypte 2019, mais aussi à la poursuite de travaux de la « CAN Cameroun 2021 ».    

Eric OMBOLO

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