CAMEROUN / POLITIQUE : LE PRÉSIDENT DU SÉNAT DEMANDE À L’HOMME DE L’OUEST DE TOURNER LE DOS À LA POLITIQUE POUR MIEUX SE CONCENTRER AUX AFFAIRES.

JEAN NKUETE ET MARCEL NIAT NJIFENJI ONT LANCÉ LA CAMPAGNE DANS LE VILLAGE DE MAURICE KAMTO. UN GIGA MEETING QUI A RÉUNI LES MILITANTS ET SYMPATISANTS DU RENOUVEAU AU STADE MUNICIPAL DE BAHAM CE SAMEDI 14 JUILLET 2018.

0
291

JEAN NKUETE ET MARCEL NIAT NJIFENJI ONT LANCÉ  LA CAMPAGNE DANS LE VILLAGE DE MAURICE KAMTO. UN GIGA MEETING QUI A RÉUNI LES MILITANTS ET SYMPATISANTS DU RENOUVEAU AU STADE MUNICIPAL DE BAHAM CE SAMEDI 14 JUILLET 2018.

Après de la convocation du corps électoral par le chef de l’État, et surtout au lendemain de l’annonce de la candidature de Paul BIYA par tweet, le thème du meeting a été substitué par meeting de soutien et de remerciement au président national du RDPC et chef de l’État actuel. Plusieurs discours ont ainsi meublé la cérémonie. Tous, ayant un centre d’intérêt commun : celui de porter à la victoire au soir du 07 octobre 2018, leur champion national, Paul BIYA.

Initié par la délégation départementale du comité central du RDPC pour les Hauts-Plateaux, l’objectif de cette rencontre laisse implicitement savoir que c’est une campagne contre le vote à Maurice KAMTO : « nous savons que si vous êtes ici à Baham dans le département des Hauts-Plateaux, c’est d’abord et avant tout pour le président de la république. C’est pour le président Paul BIYA, qui a bien voulu investir, le chef POKAM Max II, roi des Baham pour des élections sénatoriales; c’est pour le président de la république qui a décidé de répondre à l’appel des siens en se portant candidat en vue des prochaines élections présidentielles. Initialement, ce qui nous tenait à cœur, c’était de dire merci au président de la République, c’était d’appeler à la candidature du président de la république pour la prochaine élection présidentielle. Dans la dynamique de la préparation de cet événement s’est produit un nouveau contexte politique. Contexte politique marqué d’abord par la convocation du corps électoral, ensuite et surtout, par l’annonce de la candidature du président de la République, son excellence Paul BIYA. Ce contexte crée une lourde responsabilité pour le département des Hauts-Plateaux. Notre département  dans ce contexte doit une fois de plus montrer qu’il est à la hauteur de sa réputation, à la hauteur de son histoire récente. En fait dans ce département, il existe une tradition de vote massif en faveur du président de la République. Et nous sommes persuadé qu’il en sera de même en 2018, à l’occasion de l’élection présidentielle du 07 octobre 2018. Les populations du département des Hauts-Plateaux à l’instar des autres départements du Cameroun, se mobiliseront pour le triomphe du chef de l’État. Il ne saurait en être autrement parce que le département des Hauts-Plateaux est une création du président Paul BIYA. Il n’y a pas de candidature concurrente en tant que telle. C’est une candidature au-dessous de laquelle, se trouvent des candidatures puissantes de vide et pleines de prétentions. C’est le lieu de dire que l’élection présidentielle n’est pas un simple exercice intellectuel, l’élection présidentielle n’est pas un exercice de professeur. Cet extrait du discours du professeur Luc SINDJOUN s’est achevé par une chanson en langue vernaculaire exhortant les populations des Hauts-Plateaux à suivre l’adage selon lequel, un ami rend parfois plus heureux que le frère.

L’honorable FONGANG Bernard, porte-parole des opérateurs économiques dudit département confortera cette position en rappelant la proximité de Paul BIYA avec les Hauts-Plateaux : « Le président de la République vient une fois de plus honorer la région de l’Ouest, sa région de cœur : ne faut-il pas rappeler que son beau-père est fils des Hauts-Plateaux ? Votre élection prouve la vitalité de votre campagne, la famille du RDPC en vous portant candidat a fait le choix de l’ouverture et de l’optimisme. Votre présence au sénat majesté, contribuera davantage à porter notre modeste contribution à la destinée des Hauts-Plateaux. »

Le roi POKAM Max II, l’une des personnalités au centre de cette célébration viendra dans la même mouvance renchérir : « Le département des Hauts-Plateaux se fera avec Paul BIYA ou ne se fera pas ! La campagne n’a pas commencé mais le président du sénat ici aujourd’hui est en train d’annoncer que quelque chose va se passer à l’Ouest, dans le Cameroun et plus particulièrement dans les Hauts-Plateaux. Et je puis vous rassurer, monsieur le président du sénat, que le haut plateau de Baham ne faillira pas ! Je suis l’épouse du RDPC. L’épouse, quand vous allez dans un foyer vous êtes bien entretenue, vous ne regardez plus dehors. Je voudrais adresser au chef de l’Etat son excellence Paul BIYA, mes profonds remerciements pour avoir voulu m’investir comme candidat aux sénatoriales du 25 mars 2018. Dites au chef de l’Etat qu’il sera plébiscité dans le département des Hauts-Plateaux à 100%.

MARCEL NIAT NJIFENJI DEMANDE À  L’HOMME DE L’OUEST DE SE CONCENTRER AUX AFFAIRES

Plusieurs leaders de partis politiques sont des originaires des Hauts-Plateaux et l’un d’eux en particulier Maurice KAMTO est originaire du village Baham et donc ‘’fils’’ du sénateur roi des Baham POKAM Max II, une des raisons, qui a certainement selon les observateurs de la scène politique, participé au choix de la candidature de sa majesté. La candidature du leader du MRC serait donc un caillou dans la chaussure des militants du RDPC et de plusieurs hommes d’affaires de l’Ouest qui jusqu’ici précisent ceux-ci, font dans le suivisme politique. Des spéculations entérinées ce 14 juillet par les propos du président du sénat : « merci cher camarade chef POKAM Max, pour votre implication personnelle dans la réussite de cet événement. En effet, souvenez-vous, quand nous en avons parlé à Yaoundé, nous avons décidé tous les deux qu’il fallait que l’on fasse ce meeting à Yaoundé en votre honneur, pour vous féliciter pour votre brillante élection comme sénateur, et ce qui a fait que vous nous rejoignez à la chambre haute du parlement de notre pays. Nous voici donc à Baham, chef-lieu du le département des Hauts-Plateaux, un lieu chargé d’histoires, une histoire riche, dense, une histoire peut être pas connu par tous les plus jeunes, mais une histoire qui nous parle à nous, les vieux. Ce département a en effet produit des hommes et des femmes de qualité, des hommes et des femmes de grandes valeurs, les fils et des filles illustres dans plusieurs domaines. Dans ce département sont nés d’illustres compatriotes qui ont chacun, à sa façon, participé à bâtir ce beau pays qu’est le Cameroun. C’était des jeunes gens à l’époque, jaloux de l’indépendance de leur pays, jaloux de l’intégrité du Cameroun, intrinsèquement hostiles, à toute ingérence étrangère dans la conduite des affaires de notre pays. Ils ont combattu pour un Cameroun Un et indivisible. Un Cameroun sans distinction de tribu, de langue. Que gagneraient les enfants de ce pays à promouvoir le tribalisme, la haine ? Aime-t-on vraiment le Cameroun quand on passe le temps à sillonner les ambassades et les chancelleries occidentales pour solliciter leurs interventions dans les affaires intérieures de notre pays ? L’histoire récente de notre pays est jalonnée de période où notre vivre ensemble a été menacé, les périodes où la paix a été menacée. Ils se sont levé chaque fois dans la tentative de dérober notre paix. La paix qui nous permet de vaquer sans entrave, à nos occupations, de faire librement notre commerce, d’aller et travailler dans nos plantations et dans nos fermes sans peur. La paix qui nous permet nous ici comme dans tout l’Ouest, de faire le commerce, de faire les affaires et d’être des premiers Hommes d’affaires de ce pays. Le 07 octobre nous irons voter pour Paul BIYA. Nous n’entendrons pas les sirènes de mauvaises augures qui sillonnent nos villages et nos quartiers pour vendre des illusions. L’élection présidentielle convoquée doit être pour nous l’occasion, de confirmer la voiture acquise aux sénatoriales. L’occasion de faire en sorte que tout l’Ouest soit derrière lui pour le développement du Cameroun. L’Ouest a déjà fait son choix. Nous n’allons pas nous laisser distraire par ces vautours ambitieux qui veulent vendre des rêves exigeants, proposent des chimères et vantent des mérites que nous mettons entre guillemets. Je parle aux élites. C’est ici à Baham que je lance la formule suivante :’’Politique na djangui : you wash my back, i wash your own !’’ L’occasion me sera donné de rentrer plus en détail dans la campagne qui n’est pas encore commencée mais il fallait vous dire quelques vérités ».

Une idéologie rejoint par le porte-parole des hommes d’affaires des Hauts-Plateaux : « L’Homme du renouveau a rendu possible l’épanouissement et l’émancipation des hommes d’affaires des Hauts-Plateaux, qui se vantent d’ailleurs, d’être le département regroupant le plus de chefs d’entreprises au km2. L’histoire nous rappelle que lors des problèmes socio- politiques de la période de l’indépendance, Les Hauts-Plateaux ont payé cher, le prix de la paix. Les opérateurs économiques ne veulent pas vivre une situation similaire. Le 07 octobre prochain nous irons voter notre candidat, le président Paul BIYA. »

QUE CACHE LE POSITIONNEMENT DES CHEFS DANS LES HAUTS PLATEAUX ?

Jusqu’en 2017, le roi du groupement Bamendjou, SOKOUDJOU Jean Rameaux Philippe est l’un des rois le plus vénéré et sans grade dans le gouvernement, sans choix porté ouvertement pour un parti politique. C’est alors que contre toute attente, la médaille de grand cordon lui est décernée. Une décoration qui pourrait être sérieusement questionnée après que René KAMDOUM, maire de Bamendjou par ailleurs représentant des élus locaux des Hauts-Plateaux l’ait imputé à l’actif du renouveau ce samedi 14 juillet pendant son discours : « mesdames messieurs, hier, tous ensemble, nous étions à Bamendjou, village du chef charismatique, sa majesté fô SOKOUDJOU Jean Rameaux Philippe, pour célébrer la médaille du grand cordon du mérite Camerounais à lui décerné par le président de la République, candidat déclaré à l’élection présidentielle du 07 octobre 2018. Aujourd’hui nous nous retrouvons encore à Baham parce que la même personne, le même président, a encore décidé d’honorer notre département, en portant son sort sur le roi POKAM Max II, sénateur et roi Baham. Nous vous invitons à commencer dès aujourd’hui la campagne de porte à porte pour un vote total le 07 octobre 2018. »

Une implication des rois qui tonne comme une mission favorable au candidat du RDPC si l’on s’en tient également au discours de l’honorable DATOUO Théodore : « l’élection de sa majesté POKAM Max II, chef supérieur de Baham comme sénateur de la République a été très favorablement accueilli dans notre département. Et nous sommes confiant que tout s’est passé grâce à l’investiture à lui accordé par le président national de notre grand parti le RDPC. Nous lui en sommes grés et nous disons merci à son excellence Paul BIYA »

Flore KAMGA KENGNE

Publicités

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.