CAMEROUN : LA JUSTICE POPULAIRE ARRACHE LA VIE À UN JEUNE HOMME DE 23 ANS

KUITCHOU FOPOUSSI RICHARD ACCUSÉ D’AVOIR ASSASSINÉ SON NEVEU N’EST PLUS. C’EST UNE ROCAMBOLESQUE HISTOIRE QUE VIVENT LES POPULATIONS DE BALENG DANS LE DÉPARTEMENT DE LA MIFI DEPUIS VENDREDI 15 FEVRIER DERNIER.

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KUITCHOU FOPOUSSI RICHARD ACCUSÉ D’AVOIR ASSASSINÉ SON NEVEU N’EST PLUS.

C’EST UNE ROCAMBOLESQUE HISTOIRE QUE VIVENT LES POPULATIONS DE BALENG DANS LE DÉPARTEMENT DE LA MIFI DEPUIS VENDREDI 15 FEVRIER DERNIER.

Il s’appelait KUITCHOU FOPOUSSI Richard. Agé de 23 ans, il était accusé de s’être servi d’une machette pour atteindre son neveu FOPOUSSI Yoan à la tête selon le témoignage de sa sœur :

« il était porté disparu depuis trois jours. Nous sommes allés au champ au quartier TCHADA  ma mère et moi. À notre arrivée on l’a trouvé mais pendant que nous travaillions, ils vadrouillaient. Au deuxième jour de notre séjour, il a refusé de prendre son repas et a choisi de faire des frites de plantain. Quelque temps après, il a demandé la machette à ma mère prétextant qu’il allait couper un régime de plantain à maturité. Quelques minutes après, il est porté disparu avec mon fils. J’ai eu un mauvais pressentiment et j’ai appelé mon fils mais c’est lui qui est venu vers du bas. J’ai réitérer le nom de mon fils en vain et c’est là que je suis la direction vers laquelle il est sorti. Je découvre à cet instant les gouttes de sang sur l’herbe jonchant cette descente. J’avance et je découvre la machette sur le crâne ouvert de mon fils dans les herbes. Je panique et je crie en tirant mon fils par les pieds. À cet instant, il disparaît dans la nature. »

Depuis vendredi 15 février 2019 jour du drame dans un champ au quartier Tchada, l’infortuné était activement recherché. C’est hier mercredi 20 février qu’il a été découvert aux environs de 07 heures dans son quartier d’origine à Fampi 1 selon les témoignages de ses proches : « C’est un benskineur qui l’a découvert alors qu’il essayait de se rendre chez ses parents. La population l’a interpellé et l’a conduit chez le chef de quartier. Pendant le trajet, il a lancé de façon narquoise que le sang sent à la chefferie. À cet instant là tout le quartier a été alerté et aux environs de 18 heures, on a cassé la maison dans laquelle il était gardé battu à mort !»

L’adjoint au commandant de la brigade de Baleng arrivé sur les lieux, nous apprend-on, n’a pas pu le sauver contre la furie : « On a appellé les gendarmes et quand l’adjoint au  commandant est arrivé il a dit qu’on l’a déjà trop tapé, qu’on ne peut plus rien faire. On l’a remmené chez nous et c’est ici qu’ils l’ont brûlé. »

Jacob FOPOUSSI, le père et grand-père des défunts dans la consternation déclare que son fils avait un esprit maléfique en lui qui le tourmentait depuis bientôt 1 an : « Depuis qu’il est revenu de Yaoundé, il agit toujours bizarrement. Il m’avait confié à son retour qu’un haoussa lui a remis un produit et lui a demandé d’y verser le sang d’un être vivant. Il a coupé un pigeon et a versé son sang sur ledit produit et depuis lors le sang est pour lui un produit précieux. Il avait d’abord coupé la poule et sucer le sang. Le 29 janvier 2019 après avoir brûlé ma maison, il a coupé son doigt et sucer son sang. Son dernier acte c’est l’assassinat du fils de sa sœur pour sucer le sang ».

Aux environs de midi, lorsque nous quittions le domicile familial, le corps sans vie et à moitié calciné de KUITCHOU  FOPOUSSI Richard était toujours exposé dans la cour à l’attente selon son géniteur meurtri d’un rite traditionnel qui devrait y être effectué avant l’inhumation.

Flore KAMGA KENGNE

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