CAMEROUN : ÉNERGIE: Bafia de plus en plus dans l’obscurité.

Le chef-lieu du département du Mbam-et-Inoubou ressemble de plus en plus à un village depuis que deux de ses plus grands quartiers sont dans l'obscurité.

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Le chef-lieu du département du Mbam-et-Inoubou ressemble de plus en plus à un village depuis que deux de ses plus grands quartiers sont dans l’obscurité.

Tout a commencé il y’a environ un mois et demi. Le quartier Centre qui abrite le marché central et le gros des activités commerciales de la ville avait vu le transformateur d’énergie voler en flamme après une masse. Les éléments de la société en charge de l’électricité y feront irruption quelques instants plus tard, et la zone restera deux semaines dans le noir.

Bien qu’on ait trouvé une solution au problème, le même transformateur aura une seconde masse une semaine plus tard et depuis lors, trois semaines déjà, c’est le noir total.

Comme si cela ne suffisait pas, voici bientôt une semaine que le quartier Plateau est également dans l’obscurité pour la même cause: l’explosion de son Transformateur.

À ce jour, le manque à gagner que cause cet état des choses n’est presque plus chiffrable.

Après quelques investigations, il se trouve que le transformateur du Centre servait d’appui à celui du Plateau et que la perte du premier serait en partie la cause de la perte du second. Et selon les dires de quelques techniciens en la matière, ce modèle de transformateur est très rare de nos jours.

Les populations elles sont simplement débordées. Plusieurs structures dont les radios, les banques, les supermarchés, la mairie, et bien d’autres ne savent à quel saint se vouer.

Il faut signaler que ce n’est pas un phénomène nouveau à Bafia. Depuis les années 90, à l’époque de la Sonel, Bafia connait des coupures qui vont parfois jusqu’à un mois. En 1994 ce fut le même cas. La capacité des transformateurs n’a pas suivi la croissance se la population, et donc la demande en électricité. On ne compte pas non plus les coupures dues à la chute de poteaux qui datent pour la plupart, des années 80.

La question commune demeure : jusqu’à quand ?

Éric Ombolo

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