CAMEROUN : DÉVELOPPEMENT LOCAL : L’UNIVERSITÉ DE DSCHANG ACCOMPAGNE LES MUNICIPALITÉS.

L’ACCORD DE PARTENARIAT ENTRE CETTE INSTITUTION UNIVERSITAIRE ET LES MAIRIES DE BAFOUSSAM 1 ET 3 A ÉTÉ PARAPHÉ LE MERCREDI 30 JANVIER DERNIER, LORS DE LA CÉRÉMONIE D’ÉCHANGE DES VŒUX DE NOUVEL AN ENTRE SON RECTEUR ET LA COMMUNAUTÉ UNIVERSITAIRE DE DSCHANG.

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L’ACCORD DE PARTENARIAT ENTRE CETTE INSTITUTION UNIVERSITAIRE ET LES MAIRIES DE BAFOUSSAM 1 ET 3 A ÉTÉ PARAPHÉ LE MERCREDI 30 JANVIER DERNIER, LORS DE LA CÉRÉMONIE D’ÉCHANGE DES VŒUX DE NOUVEL AN ENTRE SON RECTEUR ET LA COMMUNAUTÉ UNIVERSITAIRE DE DSCHANG.

Dans un contexte de plus en plus marqué par des débats sur la question de développement local, tant au sein de la classe dirigeante qu’au sein des acteurs de la société civile et des autres acteurs sociaux, l’Université de Dschang veut accompagner les collectivités territoriales décentralisées dans la planification et l’exécution des projets de développement. Le projet « université municipale » mis en place par le Prof. Roger Tsafack Nanfosso, le recteur de cette institution vientainsi d’entrer dans sa phase expérimentale. La signature de convention de partenariat qui lie cette université aux communes de Bafoussam 1er et 3ème dans le département de la Mifi, région de l’Ouest sonne comme une action visant à booster le développement à la base.

« Nous avons signé avec les maires de Bafoussam 1er et 3ème, et aussi le maire de Bafoussam 2ème que nous espérons qui est dans le jeu, consiste à organiser ce que nous avons appelé les universités municipales, une idée innovatrice de notre université qui consiste à organiser en sorte que l’université accompagne les collectivités territoriales décentralisées dans leurs perspectives en général : les plans de développement stratégiques, la gestion de la circulation, l’urbanisation, la question des ordures. Il est question désormais que les maires ne les fassent plus par eux-mêmes. Que les maires soient accompagnés par des études robustes menées par nos étudiants. Il va donc y avoir un partenariat entre l’Université de Dschang et les maires qui accepteront notre accompagnement pour faire en sorte que à l’issue de ce parcours, que nous publions un livre blanc par mairie. Il y aura dans ce livre, des éléments consacrés du point de vue scientifique et non du point de vue émotionnel. Ça s’appelle université municipale et nous allons pour l’instant avec trois mairies. Il y a une quatrième qui s’annonce mais nous y reviendrons », confie le Professeur Roger Tsafack Nanfosso, recteur de l’université de Dschang.

JEUX UNIVERSITAIRES 2019

L’Université de Dschang accueille la 22ème édition des jeux universitaires. Le recteur de cette institution universitaire a saisi l’occasion d’échange des vœux de nouvel an, pour présenter la vision qu’il a de cette édition de ce rendez-vous sportif des scoops. « Nous avons plusieurs défis. Nous continuons notre marche de la dynamique collective. Mais 2019 va se spécialiser. Elle va être une année articulée autour d’un événement national qui est donné à l’Université de Dschang d’organiser à savoir les jeux universitaires. Nous avons pour ambition d’organiser les jeux universitaires éclatés sur trois sites : Dschang, Bandjoun et Foumban. Nous espérons l’officialisation dans les tout prochains jours de la date définitive et du thème retenu. Nous avons bon espoir que ce seront les jeux du vivre-ensemble, les jeux de la dynamique collective qui est la philosophie qui autorise le fonctionnement de notre institution depuis longtemps », nourrit le recteur de l’Université de Dschang, Roger Tsafack Nanfosso.

L’ensemble des compétitions des jeux universitaires se disputeront selon la vision de son recteur le Prof. Roger Tsafack Nanfosso, dans ses trois établissements installés dans la région de l’Ouest. 80% des compétitions se tiendront dans son campus principal à Dschang. 15% à Bandjoun et 5% à Foumban. En attentant l’officialisation des différentes propositions innovatrices de ces jeux faites au Ministère de l’Enseignement Supérieur, le chef de cette institution universitaire imagine déjà des moments de renforcement du vivre-ensemble dans la région de l’Ouest.

« Ce seront des vrais mini-jeux universitaires à Foumban et à Bandjoun. Nous sommes en train d’envisager avec les équipes techniques, pour faire danser l’ensemble de notre région en transformant les jeux quasi-régionaux. Nous sommes en train  d’imaginer pour le premier jour, un mini-marathon de 24 kilomètres mais au départ de Santchou avec voitures, camions, lauréats, radio, ambulances et athlètes qui font une marche de Santchou (ville) jusqu’à Dschang (ville) en montant la falaise. Vous imaginez les athlètes en train de marcher sur la falaise. De l’eau qu’on distribue. Une ambulance qui s’occupe des marcheurs. Pour faire danser notre région et faire en sorte que les jeux ne soient pas les jeux de l’université de Dschang mais les jeux de la région de l’Ouest qui abrite au moins trois établissements de cette institution. En une dizaine de jours, notre institution va abriter des compétitions dans 14 disciplines : dix disciplines olympiques et 4 disciplines paralympiques. Les compétitions à propos de 4 jeux culturels et des compétitions concernant des concours intellectuels. Comment ne pas se réjouir que les autorités administratives, municipales, politiques, opérateurs économiques de la région de l’Ouest se joignent à nous. Comment ne pas se réjouir qu’une telle osmose voit le jour à l’instigation de notre dynamique collective. Ça paraît quelque chose d’important. Je pense que si nous réalisons cela, ça sera une avancée considérable dans la manière dont les jeux universitaires sont conçus désormais au Cameroun », projette son recteur.

En rappel ça sera la 4ème fois pour cette institution d’accueillir les jeux universitaires dans son campus après 1998, 2005, 2011. Pour l’heure, les différentes commissions sont déjà à pied d’œuvre.

La Rédaction

 

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