BANDJOUN : CONSTRUCTION DU CENTRE DE FORMATION DES MÉTIERS NON AGRICOLES : LES TRAVAUX AVANCENT À PAS DE « TORTUE ».

Le Ministre en charge de l’Emploi et de la Formation Professionnelle (MINEFOP) en séjour dans la région de l’Ouest a évalué l’état d’avancement des travaux du Centre de Formation des Métiers (CFM) non agricoles de Bandjoun le vendredi 1er juin dernier. Ceci fait suite à son interpellation par les responsables du C2D Ouest après le constat faisant état du non avancement des travaux du chantier.

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Le Ministre en charge de l’Emploi et de la Formation Professionnelle (MINEFOP) en séjour dans la région de l’Ouest a évalué l’état d’avancement des travaux du Centre de Formation des Métiers (CFM) non agricoles de Bandjoun le vendredi 1er juin dernier. Ceci fait suite à son interpellation par les responsables du C2D Ouest après le constat faisant état du non avancement des travaux du chantier.

Depuis la pose de la première pierre de construction du Centre de Formation de Métiers non agricoles (CFM) de Bandjoun en avril 2017, l’entreprise Neima tourne en rond. Les travaux n’avancent pas. Sur le chantier, quelques bâtiments sortent de terre. Jusqu’à présent trois bâtiments de ce projet tardent à être implantés. L’entreprise accuse un retard dans l’exécution des travaux. À l’heure actuelle, le chantier affiche 37% d’exécution des travaux. Cependant, on parle ici de 70% de consommation des délais, avec une partie du financement débloquée à hauteur de 230 millions de francs.

Le chantier connaît de nombreuses difficultés parmi lesquelles le problème de manque d’œuvre, de la mauvaise gestion des plans architecturaux, du non approvisionnement de ce dernier en matériel de travail. « On nous a signalé qu’il y avait un certain retard d’avancement des travaux. C’est pour cela que nous sommes venus. Nous nous rendons compte qu’effectivement qu’il y a des efforts supplémentaires à faire pour que les bâtiments sortent d’ici Octobre. On nous signale qu’il reste encore trois bâtiments à installer. C’est vrai que pour les autres pièces, on se rend compte qu’il y a qu’à même les efforts qui sont faites. Mais probablement, il faudrait multiplier ces efforts par deux au moins pour qu’on puisse atteindre l’objectif. Celui de livrer ces bâtiments en Octobre. Nous voyons l’infrastructure déjà installée avec un avancement en termes de travaux à réaliser mais il y a encore beaucoup d’effort à faire. Nous allons essayer d’amener l’entrepreneur à faire des efforts supplémentaires pour pouvoir livrer à temps les résultats du marché. De toutes les façons, je vais demander aux collaborateurs de suivre presque tous les jours le déroulement des travaux », regrette Zacharie Perevet, MINEFOP.

Selon Zacharie Perevet, le retard des travaux du Centre de Formation des Métiers non agricoles de Bandjoun fait suite à une mauvaise gestion de certains aspects techniques, à la modification des plans architecturaux, au manque de main d’œuvre, et à l’approvisionnement du chantier en matériel. Face à cette lenteur dans l’exécution du CFM de Bandjoun, le Ministre a instruit ses collaborateurs à veiller au respect des cahiers de charges du chantier. Il a par ailleurs demandé à l’entrepreneur de doubler au moins la main d’œuvre e afin de livrer le chantier en Octobre comme prévu.

La main d’œuvre n’est pas suffisante selon les dires des techniciens. Pour atteindre les objectifs escomptés, il est capital de multiplier l’équipe actuelle par deux ou trois.

Il faut noter que dans le cadre de la politique de formation des jeunes aux métiers avec la France, le Cameroun compte dans les prochains jours poursuivre avec la pose de la première pierre du Centre d’Ebebda, Maroua et Ndop selon les dires du Ministre.

LE SOUS-EMPLOI

Le projet de construction du CFM  de Bandjoun entre la politique gouvernementale de formation professionnelle aux métiers. Il vise à donner une nouvelle orientation au développement socioéconomique du Cameroun. « C’est pour avoir un capital humain camerounais qui nous permet d’avancer dans le développement. Le pays dispose d’un certain nombre de structures et de programmes qui permettent à nos compatriotes de s’insérer dans la vie active et de participer à la croissance économique de notre pays. L’élevage entre dans le cadre des nouveaux projets avec la banque islamique de développement. Il y a des possibilités. Cependant, il faut reconnaitre qu’elles sont insuffisantes. Nous estimons souvent à un million, le chômage net au niveau des jeunes. Le sous-emploi est estimé à trois millions de jeunes. C’est un défi énorme. Au niveau de l’administration, il y a moins de 400.000 emplois décents. Il est impossible à l’état actuel de donner le travail à tous les jeunes. C’est pourquoi, nous mettons l’accent sur la formation professionnelle. Elle permet aux jeunes de s’auto-installer à leurs propres comptes. Il y a beaucoup d’autres programmes pour appuyer ces jeunes », reconnait le Ministre.

Armel Djiogue

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